Une partie du patronat a tendance à répondre par l'affirmative à ces questions.
Non pas par absence de morale ou d'éthique, encore que... Mais, en raison du mode de fonctionnement du système économique, qui pousse les salariés à recourir toujours plus à ce type de contrat très particulier, plus rentable à leurs yeux qu'un recours à l'intérim ou au simple contrat à durée déterminée.
  D'ou l'explosion, ces dernières années, de l'emploi saisonnier dont une partie se substitue à l'emploi stable. Certes, il existera toujours une partie de l'activité économique, notamment dans l'agriculture ou le tourisme, qui fonctionne de manière cyclique. Comme il se trouvera toujours de jeunes étudiants ou lycéens pour se porter candidats à ces emplois d'une saison. Mais cela ne doit servir de prétexte pour que soit inventé un droit au travail AU RABAIS.
  Quel que soit son âge, ou son rôle, un salarié possede des droits que les entreprises et l'état doivent respecter. En matière de salaires, de conditions de travail, de licenciement, d'indemnités de chômage... Grâce à l'action des syndicats, des progrès ont été réalisés ces dernières années. Mais il reste beaucoup à faire pour réintégrer le travail saisonnier dans la normalité sociale.
  Si le travail saisonnier peut être un choix de vie pour certains, il est bien synonyme de précarité pour nombre de travailleurs...


Repères (extraits d'un sondage auprès des étudiants réalisé pour les JOC)...

18% de travailleurs saisonniers n'ont pas de contrat de travail.
19% déclarent, en plus, effectuer un travail au noir.
15% de travailleurs saisonniers travaillent plus de 56 h par semaine.
20% de travailleurs saisonniers certifient ne pas avoir eu la possibilité de prendre un seul jour de congé par mois...

Bernard Verneveaux