Compte rendu de la réunion de rentrée des Cuals à Mèze le 5 octobre.
Par Xavier Marchand le samedi 6 octobre 2007, 18:41 - Rendez-vous - Lien permanent
Vendredi 5 octobre, de 20h à 23h, 40 personnes, issues d’une dizaine de collectifs ou comités de l’Hérault se sont réunies pour faire un état des lieux du mouvement antilibéral dans l’Hérault et discuter de l’éventuelle remise sur les rails d’une coordination des Cuals.
La réunion a pris la forme d’un tour de table, puis la discussion s’est interrompue pour une pause de dix minutes et a pu reprendre pour aller vers une conclusion, ou synthèse qui est proposée à tous les collectifs qui voudront bien s’y associer. Voir en fin de compte rendu.
Les échanges ont été riches et la présence de Suzie, avec sa très appréciée cantine, a permis de retrouver une convivialité politique dont nous avons tous besoin.
Dès les première interventions, la necessité de « se rendre compte du travail qui avait été fait » par la coordination et les collectifs, avant la présidentielle, et après, pour ceux qui ont continué à travailler ensemble est apparue (Alain du collectif d’Agde). Si la poursuite de l’action est envisagée, une salle est réservée, à Bessan, le samedi 10 novembre de 14h à 20h, à toutes fins utiles... Autre impératif, la reprise du travail de réflexion politique. André, du collectif de Montagnac Pézenas, insiste : « Il faut épuiser le fond pour préparer les assises ». Jeannot, du collectif pailladin renchérit et évoque le besoin de « reprendre une certaine forme de coordination », pour ne pas rester « le cul sur la chaise » , alors que Sarkozy travaille vite.
Roselyne, du collectif Montpellier centre, rapporte que son collectif est toujours actif, même s’il n’y a plus qu’une douzaine de présents aux réunions sur une centaine d’informés. Mais, « les réseaux existent toujours » avec les groupes de décroissants et les sans papiers. Son collectif propose l’organisation d’une soirée débat, sur le thème des résistances et de la désobéissance le 15 novembre au Diagonal, après la projection d’un film ou de plusieurs courts metrages, en présence de François Roux et de José Bové (sauf imprévu)
Thierry nous informe que les contacts continuent au sein du collectif Vène et Mosson. Les réunions vont bientôt reprendre. Il estime qu’avec le travail qui a été fait sur la quatrième circonscription pour les législatives, « on a commencé à panser les plaies de la présidentielle ». Si on veut continuer ce travail, il faut se demander comment on fait et y réfléchir ensemble, pour agir ensuite ensemble. « Pour les luttes aussi, faisons le travail.. » « Et n’opposons pas les encartés aux citoyens, pour construire... ».
Alain signale que pour les municipales, chez lui, à Vias, un camarade du PC sera à la tête d’une liste antilibérale et sera soutenu par les antilibéraux de son cual.
Bernard, du collectif mézois, évoque la nécessité de « cibler là où on peut agir », sur le terrain électoral, mais aussi « sur les luttes comme sur le port de Sète en ce moment ».
Pour André, du collectif Montagnac Pézenas, les Cuals ne sont pas identifiés, et il faut aller vers la constitution d’une force politique nouvelle, issue d’une vraie réflexion politique et dont les assises prévues bientôt seront constitutives.
Sylvie, du collectif Montpellier Figuerolles, insiste sur le fait que nous pouvons nous rasssembler tout de suite sur le terrain des luttes contre Sarkozy. « Nous devons la construire et c’est elle qui nous reconstruira » Les prochains rendez-vous sont le 13 0ctobre contre les franchises médicales et le 18 contre la réforme des régimes spéciaux. Elle rappelle que nous pouvons nous retrouver dans une nouvelle force politique, mais qu’il ne faut pas oublier qu’il faudra, à la base de tout cela, « comme ce fut le cas sur la quatrième circonscription, un accord politique ... ».
François, du collectif bittérois, rappelle que la défaite pèse beaucoup sur nous et « que nous devons mener une réflexion sur la signification historique de la victoire de Sarkozy ». Les deux personnes qui représentent Béziers, ce soir, sont mandatées. Le collectif fonctionne toujours autour de 15/20 personnes et souhaite une structuration du mouvement antilibéral pour une préparation efficace des assises : « On veut un mouvement de citoyens. Pas un nouveau parti politique ».
André, venu du Canton de Lunas, ne souhaite pas non plus aller vers un nouveau parti politique. Chez lui, on ne connaît que 20 des 530 électeurs qui ont voté antilibéral... « Tout est à remailler ». Ils vont essayer de lancer des cafés citoyens « pour retrouver une certaine convivialité politique sur le thème des convergences que nous pouvons avoir... ».
En parlant de convivialité politique, pour Jeannot, « il faudra absolument que les gens soient mandatés » pour éviter que des « électrons libres puissent faire une forme de terrorisme politique ». Et si des gens isolés veulent nous rejoindre, il faudra les inviter à intégrer le collectif le plus proche de chez eux. Pour plus de démocratie, « il faudra encore que les réunions aient une fréquence déterminée à l’avance et qu’elles ne se terminent pas à deux heures du matin ».
Robert, de Pézenas, raconte que son collectif est immédiatement reparti au lendemain des élections. Et qu’il y a nécessité à fédérer autour de nos actions : « N’excluons pas ! ». Mais il faut construire intellectuellement aussi : « Ayons une réflexion sur un programme anticapitaliste à la base de chaque action politique des collectifs ». Il faut étudier ce qu’est devenu aujourd’hui le capitalisme moderne. Et la gauche ? Peut-on dire que le PS est toujours à gauche ?
André, de Montagnac, est impatient. Il pense qu’à un moment ou à un autre, étant donnée la violence des attaques libérales, beaucoup de gens vont comprendre le danger et vouloir se tourner vers une force politique capable de les fédérer. Mais pour lui, elle n’exite pas encore et est à créer rapidement : « Il faut forcer La Chose ».
Stan insiste sur le fait que « nous sommes pessimistes par l’intelligence mais optimistes par l’action ». Les informations pour construire les assises sont disponibles sur Internet et doivent circuler. Les assises auront bien lieu. Même si nous savons tous que nous avons « perdu de la vitesse » (Michel).
Maxime, du cual Pic St Lou, insite sur la nécessité de « dynamiser la riposte à Sarkozy ».
Bernard pose la question de l’identité que nous pouvons avoir. Robert, du cual de Mèze, pense qu’à terme nous devrons trouver un autre nom que Cuals, même si d’autres pensent que c’est d’abord le travail contre le capitalisme qui nous définit. Il souligne que dans la méthode Sarkozy « l’actualité chasse l’actualité » et que c’est pour cela qu’on a du mal à le combattre. Mais il y croit ! « Les gens ne doivent pas se démobiliser ; c’est ça notre boulot... ».
Daniel insiste sur le fait que ce sont des réflèxes d’appareils qui ont déterminé notre déroute. « Attention, ne recréons pas de structure pyramidale. Allons plutôt vers un type de schéma de cercles sécants. Ouvrons nous à de nouveaux réseaux d’existence. A une mouvence dont nous ne serons que la représentation politique. » Il ajoute que nous devons faire vite car les totalitarismes s’installent toujours brutalement...
Pour conclure... Les participants réunis ce soir font la proposition suivante à tous les collectifs qui voudront bien les rejoindre...
Nous avons réfléchi ce soir aux buts que pourrait se donner une coordination des Cuals de l’Hérault et aux moyens qu’elle pourrait se donner pour les atteindre...
Les buts :
- La coordination sert à faire le point des débats qui doivent avoir lieu à l’intérieur de chaque collectif, dans la perspective des assises à venir. En quelque sorte elle encourage ou organise une forme d’assises locales et contribue à faire remonter les informations pour l’organisation du débat national.
- La coordination fait le point des luttes engagées auxquelles chaque collectif participe. Elle fait le point aussi des initiatives des collectifs sur le plan électoral et dans les deux cas, elle s’efforce de relayer, d’organiser, sans commander, la « mutualisation », ou le déploiement des forces militantes du département.
Les moyens :
- Nous proposons aux collectifs de se réunir pour atteindre ces buts et de mandater ceux de leurs membres qui participeront aux coordinations à venir.
- Nous proposons qu’une première coordination se réunisse à St Georges d’Orques le vendredi 29 octobre (date à confirmer), avec un ordre du jour précis (voir en fin de CR).
- Nous proposons qu’une Assemblée Générale des Cuals de l’Hérault se réunisse le samedi 10 novembre à Bessan pour faire le point des projets et actions menées par les collectifs.
Proposition d’ordre du jour pour la coordination départementale de St Georges d’Orques :
Préparation des assises à partir des discussions sur les motions préparatoires (orientation et structuration) proposées par la coordination nationale.
Point sur les actions en cours et les éventuels projets électoraux de chaque collectif.
Participation, en tant que Cuals, aux débats publics proposés par les partis politiques.
Préparation de la soirée du 15 novembre à Montpellier.
Xavier Marchand






