Compte rendu de la réunion du Cual du 5 décembre.
Par Xavier Marchand le samedi 8 décembre 2007, 20:21 - Rendez-vous - Lien permanent
- le meeting du 6 décembre
- les élections de 2008
- les assises nationales
Le meeting du 6
Un covoiturage a été proposé pour le meeting du lendemain. Un point a été fait sur la campagne qui commence pour l'obtention d'un référendum. Le Cual y prendra toute sa place. Il pourrait organiser une réunion publique sur ce sujet. Une perspective politique possible est de lier la question du referendum sur le Traité de Lisbonne à celle d'un referendum sur la Super Agglo. Nécessité de consulter directement les électeurs sur des engagements aussi forts...
Les assises
Bien peu d'informations ont filtré depuis dimanche dernier. L'organisation
du meeting a permis d'entrer en contact avec des membres du secrétariat
national pour avoir leurs avis à chaud. Ont aussi été contactés des copains sur
place durant le week-end. Les choses se sont semble-t-il mieux passées qu'on ne
pouvait le craindre 
Au moment d'écrire ce CR, les infos complètes et les comptes rendus sont disponibles sur le site du secrétariat national (voir dans les liens de ce blog).
Les élections de 2008
Cantonales
La réflexion du Cual sur ce canton se poursuit. La situation est très
compliquée. Plusieurs options sont possibles.
Municipales
Pas de nouvelles, encore, des militants Verts que nous avons demandé à rencontrer. Le moment est venu de fixer définitivement notre stratégie politique et la place exacte que nous voulons prendre dans cette élection.
La prochaine réunion aura pour but de fixer cette stratégie, puis un travail en commissions sera initié pour l'ensemble des membres du collectif, pour parvenir à définir des propositions de projets dans les domaines de l'écologie, du social, de la jeunesse, du développement urbain et touristique.
D'autre part, un tract "identitaire", orienté vers les municipales, disant
ce que nous voulons et refaisant la présentation du Cual sera prochainement
rédigé et distribué.
Présent(e)s: Silvana, Sylvie, Olivier, Rémy, André, Louis, Bernard, Robert, Christophe, Xavier.





Commentaires
LA BATAILLE DE MILLAU par Christian Durand
La tramontane balayait de son souffle glacé toute la steppe entre La Couvertoirade et Millau. Et pourtant, à l'heure où blanchit la campagne, ils étaient tous là, les obscurs, les sans-grade, la jeune garde et les vétérans du Larzac, bien décidés à libérer Bové le Magnifique des griffes de la d'Jap ! (juge d'application des peines).
Le tribunal est benoîtement niché entre la rue de la Liberté et la Croix Rouge. Tous les commerces sont ouverts mais la rue est barrée par d'importantes forces de police, soit une dizaine de policiers municipaux. En face, trois cent justes, hommes, femmes, enfants et quelques chiens, qui déambulent paisiblement. Pour le moment. Un passant inquiet demande « qu'es aco ? » - On soutient Bové ! - Beauvais ? Mais ils sont même pas en seconde division ! » (authentique).
Trois cents mais pas deux pareils sous les bonnets et les polaires de rigueur. Les faucheurs volontaires et les anti-ogm forment le gros du bataillon. Quelques bergers et leurs bergères sympathisent avec des nains de jardin à la barbe fleurie. Pas mal d'antilibéraux dont beaucoup de fauchés involontaires. Les papés et les mamés échangent leurs souvenirs des années glorieuses, quand nous étions cent mille à La Cavalerie. De grosses larmes coulent sur les visages burinés.
La bière circule, les tartines de fromage se multiplient par magie, les chataignes brulantes fument dans les cornets, le vin bio est une affreuse piquette, ça sent bon le terroir - on dirait le Sud ! Bové prend la parole. Le bon peuple frémit, on attend le signal de l'assaut. L'équipe de rugby-con de la police municipale sécurise l'entrée, à quatre ils verrouillent les trois mètres du perron, une fliquette au milieu, même gabarit. Un géant de jardin au bonnet péruvien se plante devant elle, tel Don Quichotte devant les moulins. Ca sent la poudre.
Bové goguenard évoque ses nombreuses visites et rend hommage à l'hospitalité de l'endroit où il a toujours été bien traité. On lui prête l'intention de publier un Guide du Taulard où il comparerait les qualités de tous les commissariats, salles de garde à vue, mitards, parloirs, prisons, qu'il a fréquentés à son corps défendant. Il y distribuerait les étoiles, une, deux ou trois matraques, des bracelets dorés, selon le niveau.
Bové et Casque d'or, son avocate, se glissent entre les jambes des pandores et disparaissent dans le tribunal où des fenêtres inquiètes se sont ouvertes. Le bon peuple frémit (bis). Un demi-d'ouverture se glisse entre deux piliers et tambourine sur la porte. Nous voulons entrer - hurlent les nains de jardin qui montent à l'assaut de l'escalier gardé par les centaures. Un papy qui a du faire la résistance s'empare du calot d'un policier distrait. En un instant toutes les casquettes muncipales volent dans la foule. La plus belle est mise aux enchères.
En représailles, l'audacieuse fliquette s'empare du bonnet péruvien de l'imprudent Don Qui Chipotte. Le bon peuple gronde. Les flash crépitent. Les chiens hurlent. La tension est à son comble. On entend le bruit des tanks. Non, c'est le grill à chataignes qui s'est effondré. Et puis on s'aperçoit que tout le monde rigole, les flics, les nains de jardin, les toulousains, même la fliquette – qui est beaucoup plus jolie sans sa casquette qu'on lui rend. Le calme revient. Tournée générale.
Mais soudain une voiture de gendarmerie force le barrage municipal. La guerre des polices ? Deux képis en sortent (chic des képis) encadrant un gaillard menotté et titubant, le crane enturbanné. Un repris de justesse, en comparution immédiate. La foule : Libérez notre camarade ! Inquiet le képi en chef repart à la voiture, appelle Autorité – y a un barrage de police qui nous empêche de rentrer dans le tribunal ! Pas question d'entrouvrir le portail sinon trois cent nains de jardin s'engouffreraient dans l'enceinte de justice. Sursis pour le matraqué.
C'est alors que José ressort, couvert de sang ! – mais non, c'est le rouge de l'émotion. La juge dont le tribunal est menacé par Rachida Dattila a décidé de ne rien décider sinon qu'il était urgent d'attendre. On-Na-Ga-Gné ! La peine sera convertie en jours-amendes. Mais le combat continue, les ogm, la mal bouffe, l'OMC, la mondialisation... (chaque fois il oublie ma propriétaire).
Les chants occitans éclatent, pire que les polyphonies corses, la foule s'enfuit, les cafés se remplissent, les femmes enceintes soupirent, c'est le moment émouvant de l'échange des adresses, comme au Club Méd. Rendez-vous en décembre, d'ici là « Gardarem lou béret » et si Bové est menacé « Farem tot pétar ». Milladiou !
xian.durand@orange.fr
Christian mon ami chapeau!
Chapeau aussi à José qui vient de nous faire savoir qu'il s'engage avec nous. Il sera à Versailles...
Si son état de santé le lui permet, toutefois, rapport à sa grève de la faim qui commence début janvier...
XM