Bonne année mon cual !
Par CB le jeudi 3 janvier 2008, 10:19 - Lien permanent
C'est ainsi - à une lettre près, mais on y tient, merci - que le regretté Desproges présentait ses voeux à son "public-chéri-mon-amour", ce en quoi il était difficile de le soupçonner d'hypocrisie. Ces provocations savoureuses marquaient aussi les limites d'un comique de droite qui maniait le cynisme à la perfection, sans jamais toutefois épouser la cause du peuple, ce qui aurait été pour lui une faute de goût impardonnable, sans doute. Quel dommage, en tout cas, que ce génie n'ait eu le coeur d'un Coluche. Quel dommage, aussi, que la plupart des humoristes de notre temps (putaing, vlà-t-y pas que j'cause comme un poilu, maintenang!) choisissent le camp de l'argent facile plutôt que celui de la contestation. Un humour tristement intéressé, en quelque sorte.
Bon, c'est pas tout, mais il s'agit de présenter ses voeux, et croyez-moi, c'est pas facile de passer après Ségolène (qui était très en verve ce matin dans une tenue scintillante toute droit sortie du réveillon de la Saint-Sylvestre - Télématin, 3 janvier 2008 !) et Nicolas...
Pas facile non plus de souhaiter sincèrement une bonne année à des gens comme vous et moi qui vont voir leurs conditions de vie se dégrader jour après jour au fur et à mesure de l'application des mesures antilibérales du caniche de Bush, euh pardon, je veux dire du teckel de Carla.
Pas facile non plus (décidément, c'est mission impossible ce matin...) de souhaiter une bonne santé à des gens qui vont devoir se saigner pour se soigner parce que l'état a décidé une fois pour toutes (merci l'Europe libérale) que ce n'est pas son métier de soigner les gens. Se saigner plus pour se soigner moins, voilà un beau slogan, que dis-je, un beau slow-GAN, allez, je vous l'offre en bonus avec assurance !
Mais bon, ne vous laissez pas abattre, au cual nous avons les solutions à tous vos maux. Pour le pouvoir d'achat, par exemple, je vous souhaite d'habiter tout près de votre lieu de travail pour pouvoir faire des économies d'essence. Simple, non ? Et si ce n'est pas votre cas, démissionnez : vous ferez à la fois des économies et deux heureux (le précaire qui prendra votre place et celui qui l'embauchera à moindre coût).
Toujours dans le domaine du pouvoir d'achat, arrêtons de manger des produits sans risque pour la santé, ils coûtent une fortune. Regardez, même José peut plus se les payer, il a décidé de faire un mois d'économie. Soyons modernes, faisons comme nos enfants, mangeons des croquettes, il en existe de toutes formes et de tous les goûts, des Miele-Pops - qui passent au lave-vaisselle - aux chocs-à-pics - qui vous burinent l'estomac. Et puis le gros avantage, avec les croquettes pour enfants, c'est la taille du packaging : c'est simple, quand on les met sur la table, on voit plus ses enfants. Que des avantages, je vous disais !
Bon, je sais que votre temps est précieux, aussi je vais m'arrêter là. Ah, j'oubliais, une dernière chose : Bonne année à tous. Je sais pas pour vous, mais pour moi, je la sens pas, celle-là. Aussi, si vous êtes dans mon cas, viendez nous voir au cual de Mèze, un troupeau d'irréductibles gaulois (pas tous de souche d'ailleurs!) essaie de voir si y aurait pas moyen de vivre autrement. L'entrée est libre - pour l'instant, on joue pas encore à guichets fermés - et nous ne pratiquons pas les tests ADN à l'entrée... Alors, viendez !




