Des Mézois au service de la Démocratie !
Par CB le dimanche 3 février 2008, 09:59 - Actualité locale - Lien permanent

Mézoises, Mézoiselles, Mézois,
C'est avec une saveur toute intacte car préservée du modernisme aseptisé par des méthodes archaïques dont nous avons le secret que nous avons le plaisir et l'avantage de vous présenter en avant première notre nouvelle campagne d'affichage sobrement intitulée "Nous voulons un Référendum".
C'est ainsi que vous aurez tout loisir d'admirer ces splendides réalisations
aux quatre coins de notre charmante cité balnéaire, dont le folklore renommé
devient l'objet de toutes les attentions au fur et à mesure que le scrutin
local approche. Et oui, faut-il encore le rappeler - le jour même où le coq
gaulois s'apprête à picorer de l'écossé - tout petit pois vit au dépens de
celui qui l'égoutte. Car entre nous, qu'on se le dise : le premier qui par
inadvertance aura le malheur de demander du "bœuf haché" chez son boucher
perdra à coup sûr les élections. C'est indiscutable : une étude
indépendante financée par Charal l'a montré. 
Ce sont donc de magnifiques (c'est subjectif, je sais, mais moi j'aime)
affiches rose fushia (je ne suis pas sûr de l'orthographe de "fushia", mais mon
correcteur orthographique me propose gentiment de le remplacer d'un clic par
"sushi" ou "brushing", au grand dam de mon archaïque dictionnaire). N'accordez,
de grâce, aucune arrière-pensée politique à la couleur de l'affiche (rose
sushi, donc, puisqu'il insiste...), c'est le CNR (Comité National
pour un Référendum) qui l'a choisie. Nous nous sommes contentés de la
personnaliser afin de rappeler au Peuple de Mèze la forfaiture que nos
députés et sénateurs s'apprêtent à commettre en leur nom. 
Vous constaterez aussi que nos affiches apparaissent le plus souvent sous fond de "requins vivants" ; là non plus, n'y voyez aucune allusion avec la vie politique locale, car s'il y avait parmi ses acteurs quelque mammifère carnassier à dent de sabre, cela se saurait ; rassurez-vous au contraire, il ne s'agit en fait que d'un hasard du calendrier, comme disent les médias pour mieux passer sous silence la grande manifestation parisienne pour le référendum le jour où le teckel de carla fait allégeance à sa maitresse...
Sans transition, comme dirait l'autre, je tiens d'ailleurs à remercier chaleureusement tous les candidats aux municipales pour les délicates attentions qu'ils témoignent à l'égard de ma boite aux lettres ces temps-ci. Lecteur attentif de la forme et du fond (j'aime lire ce que l'on m'écrit et aussi et surtout ce que l'on ne m'écrit pas...), je peux enfin disposer de la météo gratuite sur cinq ans - dommage qu'elle ne soit que rétroactive - et être à la pointe de l'actualité canine locale, ce qui n'est pas rien.
Un petit regret toutefois, qui n'engage que moi, comme l'ensemble de ces propos d'ailleurs : que les mots services publics et école soient absents de certaines professions de foi. Un oubli, sans doute ? Mais bon, après tout, il ne s'agit que de l'accès gratuit pour tous à l'éducation, la santé, la justice, et j'en oublie... moi aussi !
C'est ainsi que, parce que les mots liberté-égalité-fraternité ont encore un sens pour nous et que seul le service public est à même de les garantir, six membres du cual de mèze monteront à Versailles pour faire barrage à cette Europe des marchands et des banquiers, en exigeant de nos élus que nos institutions soient au service de nos peuples, conformément aux résultats du 29 mai 2005. Que cela leur plaise ou non, c'est cela la Démocratie et nous le leur dirons.
PS (enfin, je veux dire Post-Scriptum, vous aviez compris) : Des fois où TF1 oublierait de parler de nous (l'actualité canine est décidément chargée ces temps-ci : le Président a "toilettage nuptial" ce week-end), je vous signale l'excellente émission "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet (France Inter, du lundi au vendredi, 15h-16h) qui aura lieu en direct de Versailles le 4 février 2008. Et bien évidemment, nous vous ferons un compte-rendu détaillé de la santé de notre République et du comportement de ses Elu(e)s dès notre retour.





