Je te salis morue ...
Par CB le dimanche 24 février 2008, 21:17 - Actualité nationale - Lien permanent
Selon une dépêche AFP visible ici, et une vidéo du Parisien visible là, il semblerait que Nicolas Sarkozy travaille activement à l'écriture d'un nouvel opus de sa trilogie sobrement intitulée "Dialogues Citoyens".
Ainsi le tome 2 - "Entretiens philosophiques avec les Paysans" - serait actuellement bien avancé. Rappelons le succès foudroyant du tome 1 - "Causeries métaphysiques avec les Pêcheurs" - qui, si l'on en croit le patron de la librairie indépendante du Guilvinec "La pêche à la ligne", serait momentanément en rupture de stock.
D'autres sources bien informées feraient état d'un nouvel album de sa muse, qui après avoir fait une tendre allusion à la moustache de son Trotsky dans "Quelqu'un m'a dit", serait un hymne à l'amour pour celui qui n'hésite pas à citer Jaurès et qu'elle avoue appeler dans l'intimité "Mon petit Marx", dans un nouvel album éponyme, "Karl a bruni".
Plusieurs morceaux auraient déjà été écrits, parmi lesquels une ode à la république "Lève la patte, Nico, sur la Constitution" ainsi que deux duos tout de poésie et de tendresse mêlée, le magnifique "Descend si t'es un Homme..." et le sublissime "Casse-toi, pauvre Con !"
Extrait
''Quatre cons sonnent et trois voyent elle,
c'est le prête-nom de Nicolas,
Il nous mure, mure à coup d'truelle,
Et chaque flic qui interpelle,
C'est un sans-papier qui s'en va...''
Une démarche néovisionnaire du couple Elyséen qui ne manquera pas de renforcer la place de choix qu'occupe la poésie française dans le Monde et dans l'Au-Delà.






Commentaires
Excellent billet.
J'ai bien ri
Mr.le Président oublie qu'il est le chef de l'état ,donc le roi...des cons mais pour lui pas de problèmes,il restera pendant 5 ans sur son trône,car il y a peu de chance qu'on ,détrône le roi des cons.Comme quoi,BRASSENS était un visionnaire.Cependant,ce sarcoïde qui prétend combattre la discrimination se permet de traiter en plus de PAUVRE son interlocuteur.
Tout à fait d'accord avec votre remarque, Raymond. J'irai même plus loin : pour Nicolas le Petit, l'insulte ne réside pas tant dans le mot "con", mais bien plus dans le mot "pauvre". Quoi qu'il en soit, gageons qu'il s'agit plutôt d'une tournure pléonastique, la situation de "pauvre" ne pouvant résulter, dans l'esprit du Président, que de la "connerie" d'une personne.
Et même si la formule de Tonton Georges peut paraître un peu abrupte, elle est ici pourtant employée fort à propos ; en flattant les instincts les plus vils de son peuple, Nicolas le Petit ne peut récolter que ce qu'il a semé ; et en se comportant de manière indigne, il apparait que ce triste sire n'est Président que pour ceux qui l'ont élu, et qui sont chaque jour moins nombreux.
Alors l'imposture durera-t-elle encore cinq ans ? Je ne le jurerai pas...