Réchauffement climatique avec des pluies incessantes chez nous, températures torrides ailleurs en Europe, rien n’y fait, le maître mot Croissance reste sur toutes les lèvres de nos dirigeants politiques, de droite de gauche ! Ils continuent à nous assener les nombres d’Airbus vendus à l’étranger et de voitures produites en France comme des points de repère déterminants pour la santé de notre pays !

 

Et les économistes, tant de droite que de gauche, de nous expliquer sans distinguo que c’est grâce à une forte croissance que notre pays peut résoudre tous les problèmes, notamment ceux du chômage et de la pollution !

 

Pour que la croissance d’un pays augmente, il lui faut donc produire toujours plus de biens consommables et donc que nous achetions toujours plus, même a crédit ! La planète en est définitivement très malade, mais, affirment ces économistes de droite et de gauche, seule l’économie de marché (c’est- à -dire le capitalisme) est à même de rectifier les excès qui aboutissent au réchauffement climatique. Un –20° en juillet et août aurait-il suscité une refonte

de leurs analyses ? J’en doute tant la croissance semble être devenue une divinité païenne, avec son dogme que nul n’a le droit de critiquer.

 

Face a cette croissance à tout va, les milieux écologistes sont divisés. Les uns prônent un développement durable, les autres la décroissance. Les premiers estiment nécessaire et suffisant la promotion des véhicules électriques, le développement des transports en commun, le recyclage des déchets, une alimentation équilibrée, des produits issus du commerce équitable…, sans que les modes de vie actuels ne soient fondamentalement modifiés.

 

Les partisans de la décroissance vont plus loin, estimant que ce sont nos modes de vie qu’il faut radicalement changer, en découvrant librement une simplicité volontaire afin d’initier d’autres modes de production et de consommation respectant  correctement les écosystèmes.

 

Le mot  «décroissance » a pour intérêt de bien signifier que l’on se situe dans un changement de logique, une rupture par rapport à notre mode de développement économique actuel. Et non dans un simple aménagement qui rendrait celui-ci « durable ». La décroissance est donc un chemin pas un but en soi .

 

L’une des bêtes noires des décroissants est le gaspillage d’énergie. Pour prendre une image, est-il bon pour les économies d’énergie que, régulièrement ,dans le tunnel du Mont Blanc, un camion français chargé de bouteilles d’eau Badoit croise un camion italien chargé de bouteilles d’eau San pellegrino ? Cet échange de bouteille d’eau entre la France et l’Italie est-il indispensable ?

 

La décroissance se base sur le constat que notre mode et notre niveau de vie sont insoutenables à la fois écologiquement, socialement et politiquement.

Concrètement  c’est une politique de rupture avec l’idéologie du toujours plus.

 

A vrai dire, les thèses de la décroissance se taillent depuis quelques années un succès grandissant au sein des milieux écologistes. Ils plaident pour une rupture avec la société de consommation.

 

Ces thèses sont-elles fondées ? Chacun peut les lires notamment dans les publications :

Silence, la décroissance, le journal de la joie de vivre,et  l’écologie.

 

Serge Latouche (philosophe et économiste) et Paul Ariès (politologue) comptent  parmi les auteurs incontournables de cette fameuse Décroissance. Si bien que les grands médias ( le Monde,Libération,La croix, Politis , Alternatives économiques…) ont été contraints en 2006-2007 d’entamer des débats forts intéressants sur les thèses de la décroissance, lesquelles diffèrent tant de celles du développement durable.

 

 

Epuisement de la planète

 

Le pétrole : Les experts des agences internationales estiment que l’on dispose d’une cinquantaine d’années de réserve.Le gaz :70 ans, le charbon 230ans, le nucléaire : 85 ans

 

On peut alors miser sur les énergies renouvelables pour maintenir une croissance mondiale…

Sans doute,dans le domaine de l’énergie. Mais c’est oublier un peu vite qu’il ne faut pas que de l’énergie pour produire des objets. Il faut aussi différents matériaux et dans le seul domaine des métaux, la situation est déjà tendue.

L’indium est un métal utilisé dans les fusibles et les transistors, les ordinateurs, les télévisions, les téléphones mobiles, mais également dans les photopiles. Les stocks connus ne permettront pas  d’assurer plus de13 ans de la consommation actuelle. Treize ans !   

L’argent 28 ans, l’or 37 ans, le plomb 43 ans, le zinc 45 ans, le cuivre 63 ans, le nickel 63 ans

Le fer 118 ans, le platine 184 ans…….

 

Avec une croissance de la demande en moyenne de 4,5% au niveau mondial, les prix s’envolent déjà.Certains veulent croire à des phénomènes spéculatifs, a un retard d’adaptation des capacités de production. Mais la réalité est bien plus dramatique : la nature généreuse n’en peut plus  et les limites de son exploitation ont été atteintes.

 

« une croissance infinie est impossible dans un monde fini »

 

Ces textes ont été tirés de la revue( alternatives non-violente)

 

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