Il peut sembler étrange de parler de déficit démocratique dans un pays qui sort d'une longue séquence électorale comme le nôtre.

Pourtant il y a bien un problème de représentation démocratique dans ce pays.

Il est encore utile de reparler de la façon dont le Traité de Lisbonne vient d'être ratifié par la France le 4 février dernier.

Le même texte qui avait été rejeté par les français en 2005 a été imposé par les parlementaires, avec la complicité du PS...

L'argument de Sarkozy, qui n'ose plus parler d'un "mini traité", comme pendant la campagne présidentielle, tant le mensonge serait gros, est qu'il a été élu pour ça...

Il aurait donc été élu pour utiliser les représentants du peuple, contre le peuple?


Sur la Super Agglo, de la même façon, il n'y aurait sans doute pas eu de référendums locaux. On nous a promis publiquement des débats. Mais, en privé, plusieurs de nos élus ont dit la même chose que Sarkozy au sujet de l'exigence démocratique d'un référendum... Si nous en faisions un, il serait perdu...
A quoi servent alors des débats si les gens ne peuvent pas trancher?

Donc on passe en force... On a été élu pour ça puisqu'on a dit qu'on y était favorable avant...

Remarquons que le même argument est utilisé depuis l'Elysée (hier) quand il s'agit de supprimer des postes d'enseignants, ou de mener des révisions comptables et boutiquières des politiques publiques (RGPP: on brade tous les services publics).

J'ai été élu pour ça, ça ne fait pas plaisir à tout le monde, mais je le fais quand même...

Il ne faudrait pas confondre une élection présidentielle avec un plébiscite napoléonien... Le gouvernement par décrets doit trouver sa limite. Sans ça, on s'éloigne beaucoup des grands principes démocratiques...
C'est le danger qui nous menace clairement. La multiplication des référendum d'initiative citoyenne sur bien des sujets serait une protection efficace. Imposons-les!



Localement, sur la question de la fusion des trois agglos, le renversement de situation, avec l'élection de Bouldoire à la tête de la l'agglo de Sète, barre, certes, la route de Frêche. Mais la messe n'est pas dite...

Le projet d'extension pourrait se déplacer vers Lunel ou Nîmes... Cela a déjà été évoqué. Et la même méthode pourrait être utilisée dans d'autres communautés urbaines... Principe fort discutable.

D'où la nécessité de bien insister:  l'abandon de ce projet de fusion, n'est pas le fruit d'un changement d'humeur du président de région...

Des résistances se sont créees. Le thème du referendum sur cette question a été au centre des campagnes municipales, par exemple à Grabels et Frontignan. Le Cual de Mèze a fortement contribué à le développer tout au long de la campagne des cantonales avec Colette Subirats et Gérard Héral... Ne parlons pas des campagnes d'affichage :-) 8-)

Non, vraiment, sur cette question de l'Agglo, il y a eu barrage. Résistance.
Il serait bon que cette résistance s'amplifie et s'élargisse, en prenant un tour unitaire, par exemple,  pour éviter la mise en pièce, par l'ordre libéral, du monde que nous habitons...

C'est possible.