Le plus troublant, c'est que dans ce projet de loi, portant sur la nouvelle démocratie sociale (fallait oser), Xavier Bertrand pense pouvoir se permettre de franchir ouvertement la ligne rouge qui avait été tracée par les syndicats...
On pourrait penser que pour le ministre, les garanties données dans ce projet de loi sur la représentation des syndicats à l'intérieur des entreprises sont si importantes à leurs yeux qu'ils n'oseront pas aller au carton sur cette violation manifeste des accords qui avaient été négociés.
Mais on ne peut pas s'interdire de penser aussi que sur ce dossier-là, comme sur tous les autres (retraites, révision générale des politiques publiques, réforme du droit du travail, du chômage, de l'éducation, de la sécu) le gouvernement fera ce qu'il voudra.
Ce que le MEDEF et les riches lui demanderont...
TOUT ce qu'ils lui demanderont.

Parce qu'il n'y a pas, dans ce pays, de force politique capable de s'opposer à lui.

Comment face à cette démonstration de puissance, les groupes qui se réclament de l'anticapitalisme ou de l'antilibéralisme peuvent-t-ils songer, ne serait-ce qu'un instant, que la multiplication des initiatives individuelles ou partidaires peut aboutir à la mise en place d'une alternative antilibérale ou anticapitaliste?
Comment ne voient-ils pas l'urgence de dépasser les mésententes, les querelles absurdes et les logiques politiques classiques rejetée par les citoyens?
Comment pouvons-nous continuer de penser chacun de notre côté?
Pourquoi ne sommes-nous pas déjà ensemble pour construire?

Peut-être que Sarkozy observe attentivement les efforts pathétiques de ceux qui y croient encore...
Il doit bien se marrer.

Et se dire qu'il a encore de la marge...

Mais la violence sociale exercée devient si forte que le temps politique pourrait bien aussi s'accélérer.
Nous devons continuer sans relâche à travailler...

Un lien vers un article du Monde sur le sujet.