Heureusement, le monde (politique) est bien gardé. Il ne se trouve pas un journaliste suffisamment suicidaire pour la mettre en face de ses contradictions. Pourtant, logiquement, quelqu'un qui dit connerie sur connerie, fût-il ministre, devrait finir par être totalement discrédité, non ? Et ben pas en politique, apparemment. Et ce qui est vrai pour Dame Christine l'est aussi visiblement pour tous les chroniqueurs-nés acquis au néolibéralisme. Chaque jour, ces messieurs-dames regagnent leur petit fauteuil médiatique pour nous expliquer sans complexe le contraire de ce qu'ils disaient la veille.

Rassurer le peuple pendant la tempête semble être le seul objectif. Mais surtout ne pas changer de cap, ne pas réparer le bateau. Ecoper, voila la solution adoptée. Pendant ce temps, les pillards continuent leur œuvre de dépouillement des fondamentaux de la société. On renfloue les banques à grands coups de milliards, afin qu'elles puissent se remettre à leur jeu favori : le casino planétaire.

Aux dernières nouvelles, on renfloue aussi le FMI, vous savez, ce gentil organisme international qui aide les pays en difficulté à s'en sortir en les obligeant à libéraliser leur économie et qui les laisse exsangue et croulant sous les dettes quand il repart...

A croire que Strauss-Kahn monte Lagarde, aussi :-)