Sortie du discours ambiant, cette image résume bien la complexité de la situation, du moins, comment elle est perçue. Il ne faut rien exagérer, nous restons quand même les 20% de gloutons qui avalons 80% des richesses planétaires... En prenant la précaution de préciser que " nous sommes tous égaux, mais certains sont plus égaux que les autres". Sacré Coluche!

Nous avons des marches de manoeuvre et, bien géré, cet effondrement relatif des économies occidentales pourrait même être le facteur déclenchant qui manquait à notre mise en ordre de marche. Ce que la conjoncture économique va nous imposer devait de toute manière être fait:  Réduire fortement notre niveau de consommation et donc de production.

Cette crise offre une chance d'atténuer les effets de la catastrophe écologique annoncée en ce quelle met momentanément à mal beaucoup de décideurs hier récalcitrants.Si l'état( qui se prépare à voler a leur secours avec l'argent public) sait exiger ce qu'il était impuissant à leur imposer hier (on peut toujours rêver).

L'usage de l'automobile n'est il pas destiné à être réduit?Ne faut il pas arrêter la fabrication de certains produits chimiques, dangereux pour la santé humaine? l'agriculture ne doit-elle pas réduire de moitié ses consommations de produits toxiques en 10 ans? etc....etc...
Les aides a l'industrie ne doivent concerner que les dépenses exceptionnelles engendrées par des mutations vitales pour l'avenir de la planète que le marché refusait de réaliser, y compris l'arrêt de productions inutiles.

Et pour ceux qui feront injustement les frais de cette crise, cette citation de Jane goodal : <<Laissez vous guider par votre rêve, même si vous devez momentanément le mettre de coté pour trouver un emploi ou payer votre loyer. Et rester toujours ouvert aux opportunités de sortir du cadre pour mener sa vie et faire les choses qui vous inspirent profondément...N'ayez pas peur.>>

Extrait de l'Age de faire (écologie, citoyenneté,solidarité)