L'incroyable Darcos
Par Xavier Marchand le dimanche 15 février 2009, 10:55 - Actualité nationale - Lien permanent
Ne pas savoir faire une règle de trois, passe
encore...
Mais ignorer ce que font réellement les stagiaires IUFM que ses propres
services forment... C'est pire que tout.
Où alors c'est de la provocation...
En tout cas, c'est pris comme tel par les syndicats... On récolte ce qu'on
sème!
Un résumé des faits ici:
http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200907/darcos-fache-les-syndicats_187434.html
Communiqué de la FSU
Les Lilas, le 14 février 2009
Caricature et mépris n’amélioreront pas la formation des personnels !
Les propos tenus par le ministre de l’Education Nationale sur une radio à
propos de la formation des maîtres et des IUFM, pour tenter de justifier son
refus de report des nouveaux concours constituent une inadmissible caricature
de la réalité de la formation des enseignants. Marqués par un déplorable
obscurantisme, ils visent en fait à dissimuler les lacunes criantes et les
risques de régression que comporte le dispositif aujourd’hui projeté par le
gouvernement.
Nier le travail des formateurs des IUFM et des UFR et de tous les personnels
engagés dans la formation et ignorer leur professionnalité relève d’un discours
de mépris et de régression qui augure très mal des projets
gouvernementaux.
L’année de stage telle qu’elle est mise en œuvre depuis des années, en IUFM n’a
rien d’un théorique « simulateur de vol » : les stagiaires sont placés dans des
situations réelles devant des élèves tout aussi réels avec un aller retour
établissement scolaire – IUFM permettant une réflexion sur leur pratique et une
véritable formation professionnelle. C’est une étape essentielle de leur
formation que le ministre projette purement et simplement de faire disparaître
pour des raisons d’économies budgétaires . Ce sont les futurs recrutés et leurs
élèves qui risquent de payer lourdement le prix.
Les questions en débat n’ont rien de « sibyllin » : il s’agit par exemple de
l’articulation master/concours (place et contenu des concours, cadrage national
des masters, …), du rôle et de la place des IUFM et de leurs personnels, des
dispositions spécifiques pour certaines disciplines professionnelles de la voie
professionnelle, de l’organisation de l’année de stage (contenu de formation,
accompagnement des stagiaires, modalités des services, …), des aides aux
étudiants et des pré-recrutements. De la réponse à ces questions dépendra la
qualité de la formation professionnelle et disciplinaire des enseignants mais
aussi de la démocratisation de l’accès au métier.
Cette qualité est décisive pour la réussite scolaire et l’éducation des jeunes
de notre pays et exige une réforme cohérente et sérieusement pensée. La FSU
renouvelle donc sa demande d’un report d’un an de la mise en place des nouveaux
concours et d’une discussion permettant une remise à plat de l’ensemble du
dispositif projeté et une négociation sur tous les points afin d’aboutir à une
amélioration de la formation professionnelle et disciplinaire des maîtres ainsi
qu’à une meilleure reconnaissance de leur qualification à travers le
master.




