Texte bien né pour une mobilisation large contre la règle d'or de Sarkozy
Par Xavier Marchand le lundi 18 juillet 2011, 17:55 - Actualité nationale - Lien permanent
Un comité de liaison a été crée en juin 2011 pour piloter la lutte contre l'inscription dans la Constitution de la fameuse "règle d'or" que Sarkozy veut faire passer (obligation de maîtrise des dépenses publiques: voir l'article).

Voici le premier texte commun de ce comité. Texte bien né car il a un soutien dépassant toutes les divisions qui rendent stérile la gauche radicale française au plan électoral.
Texte signé ATTAC, CGT-Finances, FASE, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs, Marches européennes, MPEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Union syndicale Solidaires.
Non à la soumission aux marchés financiers
Les peuples ne doivent pas payer leur crise !
L'Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour
imposer aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques
et autres opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes
publiques, il faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont
les marchés financiers sont les premiers responsables et uniques
bénéficiaires.
C’est pour cela que les gouvernements de l'Union, la Commission et le Parlement
européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du
Fonds monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance
économique asservie à la finance avec pour objectif de mettre sous surveillance
accrue les budgets nationaux, de durcir les sanctions contre les Etats en cas
de déficit dit excessif et de réduire les dépenses publiques.
Le pacte « euro plus » utilisait déjà la crise de la dette pour imposer
l’austérité, la baisse des salaires des pensions et des retraites, la
diminution du nombre de fonctionnaires, la flexibilité du travail, le recul de
l’âge du départ en retraite, la casse des systèmes de protection sociale, tout
en réduisant les pouvoirs des organisations syndicales. Le tout, au seul
bénéfice des actionnaires des grandes sociétés et du système financier
international !
Une mesure déjà prise, le « semestre européen », vise à soumettre au Conseil
et à la Commission, les budgets des Etats avant même qu’ils soient débattus par
les parlements nationaux.
Pour essayer de verrouiller totalement ce montage, les gouvernements européens
veulent intégrer dans la loi fondamentale des Etats l’objectif de l’équilibre
budgétaire, ce que Nicolas Sarkozy appelle « la règle d’or
».
Stupide économiquement - que se serait-il passé si cette règle avait été
appliquée au moment de la crise financière où les Etats ont renfloué les
banques -, cette proposition est une agression contre la démocratie, car les
politiques économiques seraient ainsi totalement soustraites au débat politique
et à la décision citoyenne.
Une telle disposition, adoptée par les parlementaires des deux chambres, ne
doit pas être intégrée dans la Constitution française comme le veulent le
président de la République et l'Union Européenne.
Les citoyens et les citoyennes ne doivent pas payer les dettes qui sont le
résultat de la soumission des Etats aux marchés financiers. Ces dettes
sont illégitimes et les peuples ne doivent pas en faire les frais. Il
faut exiger aujourd’hui un moratoire et des audits citoyens sur les dettes
publiques. Dans l’immédiat, les organisations signataires appellent les
citoyennes et les citoyens, leurs organisations associatives, syndicales et
politiques à se mobiliser contre la constitutionnalisation de l’austérité et
les parlementaires à voter contre ce texte si Nicolas Sarkozy osait malgré tout
convoquer le Parlement en congrès à Versailles.
ATTAC, CGT-Finances, FASE, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs,
Marches
européennes, MPEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Union syndicale Solidaires





