Quel rapport entre l'apathie actuelle du mouvement social et le
grand débat interne qui continue de traverser le PCF ?
Il y a un an, la LCR refusait, de rentrer dans les collectifs
unitaires antilibéraux, y laissant le PCF en position dominante, avec les
suites que nous connaissons tous. Elle expliquait que la stratégie vis-à-vis du
PS devait être plus clairement définie encore. Nous ne voulions plus
fonctionner avec les sociaux-libéraux...
Il y a une semaine, la même LCR refusait de signer l'appel final pour
les manifestations du 29 septembre du comité Riposte. Elle expliquait qu'à
l'initiative du PS, ce texte avait été beaucoup trop assoupli, notamment
vis-à-vis du MEDEF. Dans ces conditions-là, elle ne signait pas l'appel. Ce
n'est pas la seule explication à la faiblesse de la mobilisation, mais cela en
est une qui est certaine.
Comment une riposte sociale aux politiques néolibérales pourrait-elle être
puissante si elle n'est pas coordonnée?
